Remote depuis l'étranger pour une boîte suisse : le rêve (illégal)
Quentin Leininger
Fondateur de BangYourCV
Travailler depuis le Portugal avec un salaire suisse. Le fantasme ultime de 2026. Sur Instagram, les digital nomads te font croire que c'est simple. En réalité, c'est un champ de mines légal.
Pourquoi c'est (souvent) illégal
Le droit du travail est territorial. Si tu travailles physiquement depuis la France, c'est le droit du travail français qui s'applique, même si ton contrat est suisse. Ton employeur suisse devrait te déclarer en France, payer des charges sociales françaises et respecter le code du travail français.
Concrètement, si ton employeur ne te déclare pas dans le pays où tu travailles réellement, vous êtes tous les deux en infraction. Toi pour le travail dissimulé, lui pour la fraude aux cotisations sociales.
Les risques concrets
Si tu as un accident pendant que tu travailles "officiellement" depuis la Suisse mais physiquement depuis la Thaïlande, ton assurance accident suisse (LAA) peut refuser de couvrir. Tu n'es pas sur le territoire déclaré.
La protection sociale : tes cotisations AVS en Suisse ne comptent pas si tu travailles en réalité depuis un autre pays. Tu cotises dans le vide.
La fiscalité : tu risques d'être imposé dans les deux pays, sans pouvoir bénéficier des conventions de double imposition.
Les solutions légales
Certaines entreprises suisses proposent des "workation" de 2 à 4 semaines par an dans un cadre défini. C'est légal si c'est temporaire et encadré.
L'option freelance : si tu veux vraiment travailler depuis l'étranger, deviens indépendant dans ton pays de résidence et facture tes services à l'entreprise suisse. C'est propre juridiquement.
Ton CV doit refléter ta situation réelle. BangYourCV t'aide à présenter ton profil de manière transparente et professionnelle, quel que soit ton arrangement de travail.